L'art de se perdre

Fragments d'un voyage amoureux

Marin #4

Avr
14

Une gueule immense bordée de sabres fend l’abîme. Le corps du noyé n’a pas le temps de toucher le sol que son sang se répand taches écarlates. Il est déjà mort, ses nerfs éteints ne transmettront pas la douleur. Il est déjà mort, pourtant ses yeux vitreux s’écarquillent alors que la bête le déchiquette, lambeau par lambeau.

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